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Saint-Nazaire, le 11/ 03 /2021

Aux régionales, la France insoumise veut défendre l’emploi

Les chefs de files de la France insoumise pour les élections régionales en Pays de la Loire, Sandrine Bataille et Matthias Tavel, étaient à Saint-Nazaire ce jeudi 11 mars pour rencontrer plusieurs organisations syndicales des Chantiers de l’Atlantique. L’occasion pour eux de se présenter comme « les candidats pour l’emploi, défendre ceux qui existent et en créer de nouveaux ».

Concernant les chantiers navals, Matthias Tavel s’est félicité de l’abandon du projet de vente à Fincantieri et ses risques de fuites de savoir-faire et de casse sociale. Si le capital devait évoluer, les insoumis souhaitent que l’Etat reste actionnaire majoritaire à au moins 51% du capital. Dans le cadre des élections régionales, ils proposent également que le Conseil régional entre au capital ainsi que les sous-traitants et que les salariés y soient renforcés. « Il faut un pilotage cohérent et de long terme du point de vue industriel » insiste Matthias Tavel qui soutient la diversification de l’activité vers les énergies marines renouvelables et la construction d’autres types de navires. Les insoumis précisent toutefois que l’injection de capital public doit « se traduire aussi sur le plan social » dans l’amélioration de la condition des salariés, la réinternalisation de certaines activités et l’arrêt du recours au travail détaché.

La France insoumise a profité de ce déplacement pour présenter certaines de ses propositions pour l’emploi. Sabine Lalande et Andy Kerbrat, chefs de file en Loire-Atlantique et syndicalistes précisent ainsi vouloir « des contreparties aux aides aux entreprises comme le plan de relance, avec maintien de l’emploi et contrôle de l’usage par les élus et les salariés ». Les insoumis entendent aussi proposer la création d’un fond régional de soutien à l’économie sociale et solidaire et pour soutenir la reprise des entreprises sous forme de coopératives par leurs salariés.

Pour « combiner emploi et écologie » Sandrine Bataille, co-cheffe de file régionale insiste sur la nécessité d’une « planification écologique régionale, avec un vice-président qui aurait une compétence transversale et un comité régional de planification associant ONG, syndicats, citoyens, employeurs ». A l’occasion de la commémoration des dix ans de la catastrophe nucléaire de Fukushima (Japon), elle propose ainsi que la région se fixe l’objectif de « 100% d’énergies renouvelables en 2050 ». Sont également évoqués des plans de développement de l’agriculture bio, des activités maritimes ou la rénovation des lycées gérés par la région. Les insoumis estiment qu’ainsi 90 000 emplois pourraient être créés dans la région.

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