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Résumé des échanges lors de l’atelier programmatique nmr 3 : Agriculture / Alimentation

Animation de l’atelier : Marion Détais et Bruno Rey

1/ Régime actuel de subventions

La question est de savoir comment de maintenir des petites exploitations. Course au gigantisme (élevage de porcs x 2 du côté de Guérande) et subventions pour agrandir plutôt que pour la qualité écologique et le bien-être animal, les élevages intensifs sont ceux qui favorisent la circulation des virus (vache folle, grippe aviaire…)

PAC : redistribuer les aides européennes à toutes les exploitations agricoles avec une priorité à l’agriculture paysanne et bio. Ne pas gérer les subventions sur les seuls critères de surface et de quantité d’animaux, besoin d’intégrer un ratio emploi/hectare pour pondérer les subventions, intégrer le critère d’emploi. 80% des subventions vont à 20% des agriculteurs.

2/ lien producteurs / consommateurs et démocratie agricole et alimentaire

·         La Loire atlantique va créer une plateforme d’approvisionnement local pour la restauration collective, il faudra veiller à ne pas faire concurrence aux petites structures, aux circuits courts locaux

·          Nous proposons de prioriser les circuits courts et les productions bio locales, que ce soit dans les AMAP ou en vente directe à la ferme et intégrer les paysans dans l’association avec les consommateurs (ACAP)

·         Revoir le fonctionnement de certaines coopératives existantes qui se sont éloignés de leur but initial (projet jours heureux du CNR)

·         Plus de démocratie : instaurer une réelle concertation incluant les consommateurs/ lutter contre l’influence du lobby agro-industriel / recourir référendum local pour approuver les grands projets

3/ alimentation bien commun

·         sécurité sociale alimentaire

·         droit à l’alimentation

·         gestion de la ressource en eau

4 / identifier levier/ lien avec mobilisations

·         Retour à l’agriculture paysanne, par opposition à la culture FNSEA qui prône une agriculture industrielle.

·        Redonner à la terre sa vocation nourricière et locale.

·        Aider financièrement la reconversion ou l’implantation des agriculteurs en « bio » plutôt qu’en classique.

·        Soutenir les démarches « citoyennes et solidaires » qui permettent aux gens de s’organiser pour acheter en vrac, local, bio, … et d’avoir des lieux de distribution.

·         Revoir l’enseignement agricole : alimentation moins carnée, promotion d’une agriculture bio et moins conventionnelle…

·        Sensibiliser sur les modes de consommation dès le plus jeune âge, à l’école ou sur les temps de restauration collective (quid des enfants qui ne mangent pas à la cantine)

·         Agir sur la formation des cuisiniers, tendre vers 100% bio cantines scolaire / éducation à l’alimentation en collège et lycée

·         Venir en appui aux budgets municipaux qui souhaitent faire appel à des producteurs locaux pour fournir la restauration collective.

·         Retour à la suppression du glyphosate et des néonicotinoïdes

·         Soutenir l’installation des jeunes agriculteurs sur des terres à taille humaine et sortir de l’agro-industrie.

·        Réorienter le modes d’élevages pour préserver les sols (sur pâturage des prairies, …)

·         Supprimer la dette paysanne : Agir sur les établissements publics foncier pour les mettre à la disposition de logiques de productions agricoles non intensives  /  revenu des agriculteurs

·        Penser que l’alimentation doit être rémunérée à sa juste valeur, celle qui permet au producteur de vivre.

·        Envisager d’autres modes d’agriculture encore plus respectueuses de l’environnement que le bio (permaculture, Label nature et progrès, …)

·         Les Safer doivent permettre aux agriculteurs de ne pas s’endetter pour acquérir les terres agricoles, pour cela ils ne doivent plus être gérés par la FNSEA

La Pac, ce sont deux piliers et deux budgets. Le premier, affecté aux aides directes couplées et découplées, est entièrement financé avec les fonds européens du Feder (fonds européen de développement économique et régional). Le deuxième, qui nous intéresse ici, est consacré au développement rural. Il est cofinancé par l’Europe d’un côté, sur les fonds du Feader (fonds européen agricole pour le développement rural), les Etats et les collectivités territoriales de l’autre.

·         Artificialisation des sols : arrêt des GPII / pas de subventions aux projets industriels méga méthaniseurs, fermes usines, Bassines etc. , gel des territoires périurbains et du foncier municipal, protection des espaces agricoles et des forêts.

·         Revenir à une gestion des semences indépendante des grands groupes.

·         Les aides aux grands groupes industriels, tels Lactalis en PdL, doit s’accompagner de conditions environnementales, de clauses sociales dans la gestion des emplois, de garantie de ressources aux producteurs, et de transparence fiscale dans les conditions d’obtention des aides.

Pour retrouver la vidéo de l’atelier : https://www.facebook.com/CausesCommunesPDLL2021/videos/1350128868672804

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